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L'état d'urgence confirmé par le Conseil d'Etat en attendant les fêtes
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PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat a rejet� vendredi une requ�te demandant
la suspension de l'�tat d'urgence, mais en motivant son refus par la
crainte de troubles en fin d'ann�e, il a plac� cet �tat d'exception "en
sursis" jusqu'� janvier, estiment les juristes qui avaient d�pos� le
recours.
70 juristes, repr�sent�s par le professeur de droit public Fr�d�ric
Rolin, avaient d�pos� en r�f�r� une requ�te demandant la suspension de
l'�tat d'urgence, au motif que le calme �tait revenu dans le pays.
Les repr�sentants du minist�re de
l'Int�rieur avaient en revanche invoqu� la possibilit� d'une reprise
des troubles � l'occasion des f�tes de fin d'ann�e, notamment la nuit
de la Saint-Sylvestre traditionnellement marqu�e par l'incendie
volontaire de nombreuses voitures en banlieue.
Le juge des r�f�r�s Bruno Genevois a reconnu que "les circonstances qui
ont justifi� la d�claration de l'�tat d'urgence avaient sensiblement
�volu�" depuis sa prolongation pour trois mois jusqu'au 21 f�vrier.
Cependant, il a estim� qu'une suspension de cet �tat d'exception
n'�tait pas possible "en raison notamment des conditions dans
lesquelles se sont d�velopp�es les violences urbaines, de la soudainet�
de leur propagation, des risques �ventuels de recrudescence �
l'occasion des f�tes de fin d'ann�e et de l'imp�ratif de pr�vention
inh�rent � tout r�gime de police administrative".
Ces motivations ont �t� imm�diatement interpr�t�es par le Pr Rolin comme une mani�re de mettre l'�tat d'urgence "en sursis".
"La d�cision souligne express�ment que la seule justification du
maintien de l'�tat d'urgence pour les semaines � venir tient aux
risques de troubles durant les f�tes de fin d'ann�e", a-t-il fait
valoir dans un communiqu�.
Pour lui, "cette ordonnance doit s'analyser comme un v�ritable coup de
semonce aux plus hautes autorit�s de l'Etat" puisque le gouvernement
"devra mettre fin � l'�tat d'urgence avant le d�lai de trois mois pr�vu
par la loi, si l'ordre public est durablement r�tabli".
Il n'a pas exclu le d�p�t d'une nouvelle requ�te en d�but d'ann�e si la Saint-Sylvestre se passe dans le calme.
Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) a r�agi beaucoup plus
n�gativement � la d�cision du Conseil qui marque selon lui "un jour
noir pour l'Etat de droit".
Le Conseil d'Etat signe son "renoncement � sa tradition de gardien des
libert�s publiques", estime le syndicat, ajoutant qu'avec une telle
d�cision, "il est � craindre que l'�tat d'urgence ne soit proclam� �
chaque Saint-Sylvestre".
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La décision du Conseil d'état
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